COURRIELS 10

Les auteurs sont seconds par rapport aux messages et à leur ping-pong verbal.

Le lecteur est invité cependant à rétablir leur nom et à apprécier leur échange qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique  » bibliothèque de Babel. »

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Je compare mon travail d’écrivain à celui qui pilote une barque sur une rivière ; la laisser couler, la laisser prendre le courant mais en même temps utiliser les rames ou un gouvernail pour qu’elle n’aille pas s’enliser sur les bords.

P.J. à F.P.

La barque tire sur sa longe, hoche le corps d’un pied sur l’autre, inquiète et têtu comme un jeune cheval. Montée, elle adopte une attitude passive, file doux, est facile à mener. Si elle se cabre, c’est pour les besoins de la cause. Lâchée seule, elle suit le courant et va, comme tout au monde, à sa perte, tel un fétu.

F.P. à P.J

P.J. le traducteur de l’Odyssée et le poète de Grignan

F.P. Fenouil/Prêle : la fabrique du pré

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