Dans ce pays de l’oubli
Et de l’inattention
à autrui
Garder le fil fugitif
De la lecture
Et de l’écriture d’un poème
.
Ligne après ligne
Suivant le rythme
D’un train de nuit
Suivant la vision
D’un harfang de l’Arctique
Ou bien la composition
D’un haïku impromptu :
Étoiles filantes
Font la course dans le ciel
Et sur mon papier
.
Poésie mode d’emploi
17 mars 2026
Un poème par jour
Depuis le 08/01/2006
Non stop
Vos vers me donnent l’impression — peut-être juste, peut-être fausse, mais féconde — que trois fils poétiques s’y entremêlent. Ils sont discrets, presque invisibles, mais ils structurent le poème. 1. Le fil du journal
Le poème est d’abord une note datée dans la vie :
Ce n’est pas seulement une signature : c’est la trace d’une pratique continue.
Le poème appartient au jour, comme une entrée dans un carnet.
2. Le fil du haïku
Au centre du texte surgit une forme brève :
Ce moment suspend le poème.
On quitte la méditation pour un instant pur de perception.
Là, votre texte se rapproche de l’esprit de Matsuo Bashō : une coïncidence entre le monde et la page.
Le ciel écrit le poème en même temps que la main.
3. Le fil de l’art poétique
Mais le poème dit aussi ce qu’est écrire :
C’est presque une définition de la poésie :
tenir un fil fragile entre lire et écrire.
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