
Jacqueline Saint-Jean page de sa main
Page éblouie de première fois
quand le jour floconne
aux vitres d’autrefois
Toutes têtes tournées
les yeux agrandis
les écolières murmurent
le mot neige
sa caresse fraîche
sur la langue
son souffle léger
sur les lèvres
La classe s’efface
et tu voyages déjà
vers le pays blanc
JS.
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Ce petit temps humain
passé à l’écrire sur une page d’écolier
Ce petit temps humain
qui fait écho aux chansons de l’enfance
d’un poète lointain :
pour rire à deux
pour le roi de la nuit
pour trois éléphants roses
Ce petit temps humain
qui se décline
nuit après nuit
sous la lampe d’argile
Couleur de l’invisible
Jean Jacques Dorio