PLUMES QUI MORDENT courriel 38

Ici, l’échange de courriels est imaginaire. Mais non leurs auteurs : le lecteur est invité à chercher leur nom et à apprécier leur ping-pong verbal qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique  » bibliothèque de Babel. »

Et, naturellement, si un lecteur inspiré ajoutait un troisième courriel aux deux présents, ce serait, pour l’auteur de cette petite série, gratifiant et inespéré.

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E.J. à F.N.

Maintenant je travaille à la plume, ça mord. J’ai une très vieille plume, une plume Sergent très vieille, qui crache un petit peu, et le dessin fonctionna comme cela. Je laisse la plume courir, parfois ça prend, parfois ça ne prend pas.

F.N. à E.J.

-Je ne suis pas de ceux qui pensent avec la plume mouillée à la main et moins encore de ceux qui s’abandonnent à leurs passions devant l’encrier ouvert, assis sur leur chaise et fixant le papier.

-Mais pour quoi écris-tu alors ?

-Hélas ! mon cher, soit dit entre nous, je n’ai pas trouvé d’autre moyen de me débarrasser de mes pensées.

E.J. peintre maniant « l’abstraction lyrique d’essence impressionniste » (comprenne qui pourra) elle finit sa vie dans le haut Var à Moissac-Bellevue (la bien nommée)

F.N. sa fin est tristement célèbre, avant de sombrer dans sa « folie intérieure », il se jeta en pleurant au cou d’un cheval dans une rue de Turin

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