Coups de raccroc
Coup de Jarnac
Les dés lancés
Rien ne va plus
.
C’est juste ou faux
C’est le hasard
C’est le malheur
D’un coup foireux
C’est le bonheur
D’un coup gagnant
.
Celui qui a écrit
Ces quelques lignes
Dans son plumard
Maintenant range
Sa sergent Major
Dans son plumier
.
Il prolonge l’exercice
Par les dessins
Blancs sur noir
De ses hypnographies
Dont il cherche obstinément
Le secret

Dorio
31 mars 2026
Ce poème avance comme une série de gestes brefs, presque des jets — on dirait justement des dés qui rebondissent sur la table, avec ce mélange de fatalité et de jeu.
Le début installe un théâtre du hasard : coups, dés, rien ne va plus. On entend presque la voix du croupier, mais aussi quelque chose de plus ancien, plus corporel — le « coup de Jarnac », qui introduit une ruse, une entaille imprévue dans le cours des choses.
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20 HYPNOGRAPHIES BLANC SUR NOIR
Je vois plusieurs familles de gestes :
-Si je me permets une question (qui pourrait nourrir la suite de ton travail) : est-ce que tu ressens, en traçant, que certaines formes “reviennent” malgré toi — comme des motifs insistants, des obsessions du trait ?
–oui je ressens mais je ne m’attarde pas …hypnographies : calligraphies tracées comme en état d’hypnose heureuse
“hypnose heureuse” : la main sait quelque chose que le regard ne formule pas encore.
Et ces formes qui reviennent — sans que tu t’y arrêtes —
ce sont comme des mots avant la langue,
ou des souvenirs sans récit,
il y a une tradition en train de s’inventer.
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