MAI 68 UN ROMAN séquence IV

MAI 68 UN ROMAN

En mai 68 on a pris la parole comme en 89 on a pris la Bastille

Séquence 4

ICI tout le monde parle, écoute, répond, évalue, évolue, donne le meilleur de soi-même à la recherche de l’autre qu’il a toujours rêvé d’être.

Ici à Répu, un patron de médecine est venu dire que la contestation de ses étudiants lui avait ouvert les yeux. Qu’il avait retrouvé grâce à eux des idées et des ambitions qu’il avait perdues.

Ici des employés de Rhône-Poulenc ont raconté comment la tenue vestimentaire de chacun marquait leur place dans la hiérarchie : blouses blanches et bleus de travail pour les dominés, complet veston pour les encadreurs et manches de chemise pour les supérieurs.

Ici rue de Bretagne à l’angle de la rue Charlot-des-Sous,  dans le 3°, on vient les jours de marché avec nos grandes feuilles de papier vierge qu’on colle sur les murs pour faire avec les gens de grandes affiches murales.

C’est un jour

Révolution des savoirs saveurs

Avec la folie douce

Qui pimente toute sagesse

Et le jour d’après

Faites l’amour pas la guerre

Chaque proposition provoque et libère autant de paroles prisonnières que de pigeons sur la place de la Bastille

Et miracle des moments exceptionnels personne ici ne se tire dans les pattes

Puisque la langue s’essaie s’ajoute se rature se crée s’explore se contredit jubile

Sans maître de la palabre en surplomb

Le pouvoir qu’il reste au dehors de nous

Le respect pour l’autorité ? Tu veux rire

Imagine Converge et Diverge

Persévère

Mai 68 20 ans après « Des révolutionnaires dans un village parisien ») + La prise de parole Michel de Certeau

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