MAI 68 un commencement qui n’en finit pas

MAI 68 UN ROMAN

Séquence 7

Petits et grands changements dans les manières…

          de se montrer

Avant mai 68, dans les mouvements que j’avais fréquentés, les militantes étaient habillées de gros  pull-overs marine et fumaient des Boyard papier maïs. Elles étaient plus épaissement viriles que n’importe quels militants !

Au lieu de mes jupes plissées longues comme un jour sans fin, j’ai mis des minis. Je m’étais fait moi-même une petite robe archi-mini qui m’arrivait au ras du cul. (sic) Je la mettais avec des chaussettes blanches jusqu’aux genoux. Et au feutre, tout autour de la mini, j’avais écrit : L’INDÉCENCE N’EST PAS DANS LA TENUE MAIS DANS LE REGARD !

        et la traduction dans deux chansons de Mister Ferré :

T’es bien roulée dans ton tabac

Viens que je t’aspire au bout de mes doigts

Comme une frangine à la dérive

Qu’a son tabac dans ses archives

Et qui vous refile tous ses dossiers

Histoire de mieux vous renseigner

T’es une donneuse de paradis

T’es ma Gauloise et ça m’ suffit

T’es ma Gauloise, t’es mon amie

La the nana

C’est dans la voix et dans le geste

La the nana

C’est the nana avec un zeste

La the nana

Quant à la jupe à ras le bonbon

La the nana

C’est pas qu’ c’est gagné, mais c’est bon

.

petits et grands changements dans les manières de circuler

La grève avait installé dans les rues un climat très particulier : il n’y avait pas de métro, (on avait quitté le boulot), pas de bus. Il faisait un temps superbe, on marchait, on se promenait et si on en avait besoin, quand une des dernières rares bagnoles passait, on était pris tout de suite en stop.

         (Un copain du C.A. m’a raconté qu’il avait été pris en stop par un colonel de C.R.S. avec qui il avait discuté pendant tout le temps du voyage.)

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