DISPARITION XIII

DISPARITIONS

« L’écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Georges Perros

AVANT LIRE

Les fragments en italique sont des paroles reprises aux disparus, puisées dans leur œuvre et particulièrement de ce qui tend à se dérober au public, après tant d’années.

Les citations d’autres auteurs sont mises entre guillemets.
Le reste — bifurcations, rebonds à sauts et à gambades, ajouts , accords et désaccords, sont de mon cru.

Chaque Disparition se compose de sept fragments.
Ils paraîtront sur ce blog du lundi au dimanche,
pendant vingt-trois semaines,
soit cent soixante et un fragments,
si tout se passe comme prévu.

DISPARITION XIII

Christian Dotremont

86

Le jour de sa disparition, le 20 août 1979, on put lire sur le journal du soir :

UN POÈTE-PEINTRE

Christian Dotremont, peintre et poète, est mort lundi à Bruxelles, à l’âge de cinquante-sept ans. Il a notamment publié Ancienne Eternité (La poésie est là), la Mathématique du ténu (La Boétie), la Pierre et l’Oreiller (N.R.F.), J’écris, donc je crée (Ziggurat). Avec Asger  Jorn il invente, dès 1948, les peintures-mots, fonde le groupe Cobra (Copenhague-Bruxelles-Amsterdam), qu’il anime avec Karel Appel, Constant, Corneille et Alechinsky. 

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