Je me souviens des vers luisants qui s’éclairaient les nuits d’été sur le mur en pierre de rivière de notre jardin
Je me souviens des taons attirés par les bœufs que mon père joignait pour aller aux champs les soirs de canicule
Je me souviens que ma mère leur faisait au crochet des pièces de coton que l’on mettait devant leurs yeux et leurs museaux
Je me souviens de mon grand-père Vidal qui me faisait sauter sur ses genoux en chantant : à dada, au pas, au trot, au galop…
Je me souviens des ricochets que je faisais sous la chaussée de la rivière Arize la bien nommée