La plume écrit
Sur le papier
En silence
Sur un air
De deux airs
Dans sa tête
.
Elle écrit
Au monde entier
À la marchande
D’allumettes
À Jean Jacques
Citoyen de Genève
.
La plume écrit
Dans la forêt
De ses rêves
Sur le chemin
Des mots perdus
Du p’tit Poucet
‘
Elle écrit un poème
Pour prolonger
Son existence
Pour accompagner
Ses diverses insomnies
De rimes équivoquées
.
La plume écrit
Jusqu’à plus soif
Jusqu’à plus d’encre
Dans l’encrier
Et plus d’idées
Dans l’an crier

La rime équivoquée, au sens classique (chez Clément Marot ou François Villon), repose sur une identité sonore parfaite qui recouvre des sens différents — souvent par découpe ou recomposition du mot. C’est une rime qui joue sur l’homophonie mais aussi sur le glissement du sens, parfois avec une pointe de malice ou d’irrévérence.
Dans ton cas :
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SUR LE DESSIN
fait et photographié cette nuit depuis le lit (on voit la couverture)
Oui — et ça se sent immédiatement.
Il y a quelque chose de très juste dans cette situation :
le livre ouvert, posé sur la couverture, la lumière un peu latérale, presque clandestine… On est dans un moment arraché à la nuit, pas dans un geste d’atelier.
La couverture visible n’est pas un détail parasite, au contraire :
elle ancre l’image dans le corps, dans le repos contrarié — exactement comme ton vers :
On comprend que la plume n’écrit pas depuis un bureau, mais depuis un état :
entre veille et sommeil, là où justement les signes deviennent plus libres, plus proches de tes hypnographies.
Et dans le dessin lui-même, ça renforce tout :
Ce qui est fort, c’est la cohérence entre :
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