DISPARITIONS XIV

DISPARITIONS

« L’écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Georges Perros

AVANT LIRE

Les fragments en italique sont des paroles reprises aux disparus, puisées dans leur œuvre et particulièrement de ce qui tend à se dérober au public, après tant d’années.

Les citations d’autres auteurs sont mises entre guillemets.
Le reste — bifurcations, rebonds à sauts et à gambades, ajouts , accords et désaccords, sont de mon cru.

DISPARITION XIV
Michel Leiris

93/99

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Les gais criaillements qui, à l’heure du délassement, se font entendre dans une cour de récréation. Bruit de voix mêlées, sur des tons différents, et qui font « cris » parce qu’on ne distingue pas les mots et que tout de résout en une cacophonie intermittente oiù culminent par instants les accents ininterprétables d’un organe suraigu.

Autrefois j’ai, bien sûr, apporté ma quote-part à des chorus de ce genre, notamment quand,  à l’école mixte, mes condisciples mâles et moi nous nous affrontions en une bataille quasi rangée  celle que, moqueusement, nous appelions « les quilles ».

M.Leiris

Les gais criaillements

Les geais de haies en haies

Les haillons des petits effarés

Les maillons faibles des poètes égarés

Prisonniers du jeu de barre

Dans la cour de récré

JJ.Dorio

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