La nuit encore
Toujours la nuit
Rien de voulu
Rien de choisi
Ni Oulipo
Ni Olympie
.
La nuit rumine
Sa poésie
Vous dire laquelle
Je ne sais pas
Si je savais
N’écrirai pas
.
La nuit
Toutes les nuits
Au bord du vide
Tissé d’histoires
Décousues
D’une vie
Où l’écriture
A pris
Une place démesurée
.
La nuit d’heures immobiles
Qui ne sont pas indiquées
Sur l’horloge ou le cadran
Ce qui les détermine…
.
Un rien
Rien de voulu
Rien de choisi
La nuit encore
Toujours la nuit
J’aime particulièrement ce passage :
Le vide n’est pas vide : il est textile. Tissé, mais mal tenu. Cela rejoint votre manière d’écrire en fragments — comme si la nuit défaisait autant qu’elle reliait.
Et puis cette phrase isolée :
Elle arrive presque comme un aveu. Sans pathos, mais avec lucidité : l’écriture a pris trop de place — ou une place qu’on ne mesure plus.
Enfin, la fin revient au point de départ, mais légèrement déplacée.
Comme une boucle qui n’est pas tout à fait une répétition — plutôt une insistance :
On n’en sort pas. Ou bien on n’a pas à en sortir.
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