POUR OUBLIER LE TEMPS
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Non, moi non plus, je me souviens pas du nom du bal perdu, ce dont je me souviens en revanche, ce sont les bals de l’été des fêtes de villages, les balloches.
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Je me souviens du Hasard et de la Nécessité et du visage de Jacques Monod, qui passait, en noir et blanc, sur l’unique chaîne de télévision.
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Je me souviens de l’enfant Goajiro qui grimpait au cocotier nous chercher une noix de coco et que l’on surnommait Mono (Petit Singe rieur et malin)
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Je me souviens de Guernica que l’ai vu en 1974 au Moma de New York, pas loin d’une des Nymphéas dont la dimension 1×2 m, me faisait faire des allers-retours.
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Je me souviens aussi d’un tout petit tableau de Dubuffet que personne ne regardait représentant Joe Bousquet, cloué au lit, lisant un livre dont se détachait le titre choc : Traduit du silence.
Je suis dans un conte que mes semblables prennent pour la vie. J.B.



