…l’honnête témoignage de sa mémoire, un amoncellement de choses brisées, pacotilles miroitantes ou éteintes, désassemblées, et que nul ciment ou fil d’or ne relie.
Jean Vilar, Chronique romanesque.
66
Je me souviens du vent d’autan
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Je me souviens d’autant en emporte le vent
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Je me souviens du vin de nos vignes dont une s’appelait la vigne de madame
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Je me souviens de madame se meurt madame est morte
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Je me souviens d’un temps que les moins de quatre fois vingt ans ne peuvent pas connaître
En écho :
Je me souviens du vent fripon sur l’pont des Arts
Je me souviens de : « Le vent de la plaine »
Je me souviens du vin des vignes de mon ami Philippe, dont l’une s’appelait « La roche aux fées »
Je me souviens de : « Qu’elle fût bien ou mal coiffée,
Que mon coeur fût triste ou joyeux,
Je l’admirais. C’était ma fée. »
Je me souviens d’un temps que les moins de soixante-dix ans ne peuvent pas connaitre
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