Au bout du conte
Je me rends compte
Des cris et des échos
Du mois de Mai des mots
.
Mois des métamorphoses
Des lilas et des roses
Un tourbillon d’images
Entre sagesse et rage
.
Au mois de mai des mots
Compte tenu des choses
Et de leur résistance
À nommer l’innommable
.
Nous allâmes aux fêtes de Mai
Ah l’âme enivrée d’une joie sans pareille
Nous allâmes aux fêtes de Mai
Jamais nous ne serons les mêmes
Ce qui tient le poème
Un fil discret mais solide :
→ tout fonctionne par couples en tension.
Le basculement final
Le passage au passé simple donne une ampleur presque mythique.
On quitte le présent du langage pour entrer dans une mémoire collective.
La reprise du vers crée un effet de refrain, comme une chanson ou une marche.
Et la chute :
n’est pas spectaculaire — elle est calme et irrévocable.
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