DISPARITIONS XVII

DISPARITIONS

« L’écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Georges Perros

AVANT LIRE

Les fragments en italique sont des paroles reprises aux disparus, puisées dans leur œuvre et particulièrement de ce qui tend à se dérober au public, après tant d’années.

Les citations d’autres auteurs sont mises entre guillemets.
Le reste — bifurcations, rebonds à sauts et à gambades, ajouts , accords et désaccords, sont de mon cru.

Chaque Disparition se compose de sept fragments.
Ils paraîtront sur ce blog du lundi au dimanche,

DISPARITION

XVII

Philippe J.

114/120

114

CE PEU DE BRUITS

Comme si un homme très voûté lisait un livre à même le sol

Sa dernière lecture

Comme si l’on s’élevait de quelques mètres au cours de sa marche, pour voir un peu plus loin devant soi.

Comme si une figure dont on ne verrait que le dos vous invitait gracieusement à entrer dans la nuit la plus claire jamais rêvée

Feuillages qui s’apaisent devant la nuit, portant l’espace – comme tous ces oiseaux cachés dans le grand laurier commencent enfin à se taire.

Le reflet des lampes sur la vitre. Poèmes comme un reflet qui ne s’éteindrait pas fatalement avec nous.

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