Passer comme le fleuve qui est de temps et d’eau
Passer sur notre barque du cercueil au berceau
Passer comme ces vers qui filent l’anaphore
Passer sur les tourneurs de pages et d’amphores
Passer sur nos dessins de plage sous les pavés
Passer sur les notes de folie de la viole barroque
Et dire au papier dans le secret des nuits :
Cela s’est passé cela a bifurqué de paroles en paraboles
De poèmes anciens à poème nouveau
Faisant une fois de plus l’essai
De redonner de l’être au beau parler
