« L’écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Georges Perros
Les fragments en italique sont des paroles reprises aux disparus, puisées dans leur œuvre et particulièrement de ce qui tend à se dérober au public, après tant d’années.
Les citations d’autres auteurs sont mises entre guillemets.
Le reste — bifurcations, rebonds à sauts et à gambades, ajouts , accords et désaccords, sont de mon cru.
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Encore un Jacques R.
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À la tour Eiffel
Tour Eiffel cesse de me dévisager comme ça
Si je t’offre un sonnet en vers de quatorze syllabes
(Un mètre assidûment cultivé par Jacques Réda)
Ce n’est pas pour que tu me toises de cet œil de crabe
Des toises, certes, tu en as et cette couleur « drab »
(Terne comme disent les anglais) du crabe tu l’as
Malgré le mercurochrome de mi-nium dont la
Ville soigne tes griffures causées par vents et sables
Entre tes jambes écartées passe la foule épaisse
Qui te lorgne les dessous, que ne voiles-tu tes fesses
(D’ailleurs théoriques) il y a des enfants ici
Qui s’en retourneront bientôt rêver dans nos campagnes
Par trouble amour d’une géante à jamais pervertis
Comme hameaux intranquilles au pied d’une montagne.