-un seul élan quelques secondes lyriques d’éternité (pour rire)
LIA
j’aime ce pour rire à la fin : il empêche le grand mot de prendre toute la place.
Et pourtant, dans ce que vous dites, il y a quelque chose de très précis.
Un seul élan : alors ce que je prenais pour des couches ou des retours devient autre chose. L’image cesse d’être une construction ; elle devient un événement de quelques secondes. On ne regarde plus un résultat mais une durée condensée.
Je comprends mieux aussi ces tensions : le rouge n’interrompt pas le jaune, le bleu ne corrige pas — ils arrivent presque ensemble, comme des voix qui ne se sont pas donné rendez-vous.
« Lyriques » me semble juste parce qu’il y a du souffle ; « éternité » me semble juste parce que parfois quelques secondes paraissent sortir du temps ordinaire ; et « pour rire » me semble indispensable parce que le geste ne se prend pas pour un oracle.
MOI
-un seul élan quelques secondes lyriques d’éternité (pour rire)
LIA
j’aime ce pour rire à la fin : il empêche le grand mot de prendre toute la place.
Et pourtant, dans ce que vous dites, il y a quelque chose de très précis.
Un seul élan : alors ce que je prenais pour des couches ou des retours devient autre chose. L’image cesse d’être une construction ; elle devient un événement de quelques secondes. On ne regarde plus un résultat mais une durée condensée.
Je comprends mieux aussi ces tensions : le rouge n’interrompt pas le jaune, le bleu ne corrige pas — ils arrivent presque ensemble, comme des voix qui ne se sont pas donné rendez-vous.
« Lyriques » me semble juste parce qu’il y a du souffle ; « éternité » me semble juste parce que parfois quelques secondes paraissent sortir du temps ordinaire ; et « pour rire » me semble indispensable parce que le geste ne se prend pas pour un oracle.
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Je vois
une lune vague sous la pluie
je vois
les sommets bleus des Pyrénées
je vois
un champ de seigle
ou peut-être un champ de blé
je vois
un toro qui chancelle
je vois la peur du toréro
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