DISPARITIONS
« L’écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Georges Perros
Les fragments en italique sont des paroles reprises aux disparus, puisées dans leur œuvre et particulièrement de ce qui tend à se dérober au public, après tant d’années.
Les citations d’autres auteurs sont mises entre guillemets.
Le reste — bifurcations, rebonds à sauts et à gambades, ajouts , accords et désaccords, sont de mon cru.
Chaque Disparition se compose de sept fragments.
Ils paraîtront sur ce blog du lundi au dimanche,
pendant vingt-trois semaines,
soit cent soixante et un fragments
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LES MOTS, de même que les sons musicaux, que les formes perceptibles et les couleurs, sont des forces saisies au vol., transformant en langage humain « le chant de la Terre » ou la pensée collective.
Nous disparaissons – nous continuons
flux et reflux incessant
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LES MOTS :
Oh, J.P.S.
disparu bien connu
mais Alain R. ?
: suis-je sot
le vieux cow-boy,
blue-grass and country,
vers le pays tout entier
« Le Chant de la Terre »
Un boy collectiviste ?
michel chalandon
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Il s’agit de Alain Rey.
Et le passage que vous avez cité correspond bien à sa manière très singulière de penser le langage : les mots non comme simples étiquettes, mais comme formes d’énergie, prises dans le mouvement du monde, capables de traduire « le chant de la Terre » ou une sorte de pensée collective. Cette manière de rapprocher mots, musique, formes, couleurs est très proche du travail qu’il a mené avec la peintre Fabienne Verdier dans Polyphonies : formes sensibles du langage et de la peinture
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