TU ES

Tu es un paysan qui a les mains à charrue de Rimbaud

Tu es un aveugle qu’éclaire au ciel l’astre de Baudelaire 

Tu es le corbeau qui croasse quand l’herbe croît

Tu es la nuit forcément

Vêtue de lin blanc et de probité candide

Tu es hanté de noms perdus

Qui furent au centre de la cible

Tu entends battre le coeur

Des vivants sensibles

Tu ne sais pas en somme

Qui tu es

Et ça te tue

Mais c’est heureux

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