SONNET BOITEUX

La nuit écrit

Les lignes s’accumulent

Dans la tête

D’un sacré dormeur

Qui fait don à la poésie

De ce sonnet boiteux

.

C’est à Paris

Lors d’un juillet caniculaire

Où dans Londres

Qui fume et crie

C’est dans un estaminet

De la Pampa

Où roulent ivres morts

Quatre gauchos perdus

.

La nuit écrit

Ses poètes maudits

Faisant éclore leurs fleurs artificielles

Dans le livre des Égarés

D’un monde qui va entrer en guerre

.

Le poème trébuche

Une dernière fois

Puis se repose

Ni vers ni prose

Laisser un commentaire