Sur la terrasse un petit air du soir
Fait se mouvoir les feuilles de vigne
Accrochées à la pergola
Et les bignonias
Tu écris sur une feuille qui traînait
Posée sur la table en bois d’eucalyptus
En haut c’est le ballet des gabians
Et le premier martinet
Que tu n’aurais pas aperçu
Si tu n'avais rejoint ton hamac bariolé
Tissé en Ecuador
C’est le soir
qui s’attarde
el atardecer
Dire mieux
Tu ne sais
Atardecer est presque intraduisible : ce n’est pas seulement le « soir » ou le « crépuscule », c’est le fait de devenir soir. Ce verbe substantivé contient un mouvement que le français perd. C’est sans doute pourquoi votre intuition d’écrire simplement el atardecer est si juste : le mot espagnol porte à lui seul toute la lenteur de cette scène.
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