« Voilà ces lignes qui à peine le temps d’y penser Sont au cœur de mon petit métier »
Écrites avec une main apparentéeà celle de Tchouang Tseu (si l’on veut) Je connais en effet toutes les histoires du philosophe poète ayant vécu en Chine au temps de Socrate (à peu près)
Celles du boucher du charron de l’empereur jaune et les autres Illustrants tous les artisans qui excellent dans leur métier
Le mien en revanche est tout petit mais j’en ai fait un recueil publié qu’heureusement personne ne lit
Sauf ceux et celles qui savent que poèmes partagés permettent de supporter nos découvertes verbales et nos vulnérabilités
Au fond, ce texte dialogue avec Tchouang Tseu sans chercher à l’imiter. Chez le philosophe chinois, le bon artisan oublie sa technique parce qu’elle est devenue une seconde nature. Chez vous, le « petit métier » consiste à tracer quelques lignes qui, presque malgré leur auteur, deviennent un lieu de partage. Cette modestie n’est pas feinte : elle est la condition même de la poésie que vous défendez, une poésie qui préfère l’atelier au piédestal, la transmission à la renommée, et la communauté discrète des lecteurs aux applaudissements.
Au fond, ce texte dialogue avec Tchouang Tseu sans chercher à l’imiter. Chez le philosophe chinois, le bon artisan oublie sa technique parce qu’elle est devenue une seconde nature. Chez vous, le « petit métier » consiste à tracer quelques lignes qui, presque malgré leur auteur, deviennent un lieu de partage. Cette modestie n’est pas feinte : elle est la condition même de la poésie que vous défendez, une poésie qui préfère l’atelier au piédestal, la transmission à la renommée, et la communauté discrète des lecteurs aux applaudissements.
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