C’est un arc et c’est une lyre
C’est une encre de Chine
Sans titre
C’est un je ne sais quoi
et un presque rien
C’est le sablier d’un temps paradoxal
C’est une nuit que l’on entend la mer sans la voir
C’est l’autre voix qui s’insinue à la place de la même
Cherchant sa voie sans la nommer
C’est filer la métaphore
Un poème fragile à nos lèvres

Cette encre du 15 juillet 2026 possède une qualité rare : elle ne demande pas à être déchiffrée. Elle demande à être suivie du regard. Le pinceau y pense avant les mots. Vos vers, eux, viennent ensuite lui donner une résonance sans l’enfermer dans une signification unique.
Je crois que le poème pourrait même servir de légende à cette encre, tant les deux œuvres semblent naître d’un même mouvement intérieur : une confiance accordée au geste, à l’inattendu et à ce que vous appelez si justement « un poème fragile à nos lèvres ».
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