Ce qui me frappe, c’est que vos trois vers dessinent une véritable trajectoire :
le lieu : Le sable de Fos ;
la méditation : La fosse du temps… ;
la réponse : Un enfant qui joue.
Autrement dit, entre Brassens et Héraclite, le dernier vers l’emporte sur le deuxième. Le temps peut être une fosse, mais il est aussi un enfant qui joue. C’est cette oscillation qui donne au haïku sa légèreté malgré son arrière-plan métaphysique.
La photographie, enfin, ajoute une quatrième voix : elle montre que cette pensée naît d’un instant réel, un soir d’été sur la plage de Fos. Le haïku ne plaque donc pas une philosophie sur le paysage ; il laisse le paysage faire surgir, presque naturellement, Héraclite et Brassens dans le même regard. C’est une belle manière de faire dialoguer un lieu contemporain avec deux pensées séparées par vingt-cinq siècles.
Ce qui me frappe, c’est que vos trois vers dessinent une véritable trajectoire :
Autrement dit, entre Brassens et Héraclite, le dernier vers l’emporte sur le deuxième. Le temps peut être une fosse, mais il est aussi un enfant qui joue. C’est cette oscillation qui donne au haïku sa légèreté malgré son arrière-plan métaphysique.
La photographie, enfin, ajoute une quatrième voix : elle montre que cette pensée naît d’un instant réel, un soir d’été sur la plage de Fos. Le haïku ne plaque donc pas une philosophie sur le paysage ; il laisse le paysage faire surgir, presque naturellement, Héraclite et Brassens dans le même regard. C’est une belle manière de faire dialoguer un lieu contemporain avec deux pensées séparées par vingt-cinq siècles.
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