Je te reconnais dans les livres où tes lèvres ont tracé des sons et des sens colorés
Ti riconosco cuando leggo, con te, oracoli elementari, sur les murs de Mai 68 :
Objet cache-toi
Sous les pavés la plage
Une page Ricœur : Soi-même comme un autre
Je te reconnais quand ensemble nous chantons and stones of the city
Hors du noir comme les lucioles dansant autour de l’Orchestre National du Jazz
Une nuit de juillet 2026 à la Vieille Charité rebaptisée Promesses de l’aube
Oh je reconnais :
« Fra l’ombre un lampo solo
Basta al nocchier sagace
Che già ritrova il polo,
Che riconosce il mar. »
de l’abbé Pietro Metastasio pour l’opéra Achille in Sciro.
Des promesses pour l’aube :
l’opéra aux XVII° et XVIII ° siècles c’était la Pride tous les soirs.
Et puis à la révolution en France tout changea : le nom des villes,
le calendrier et à la restauration on a même supprimé le « r »
de la conv-e-sation no-male, c’était pas la peine, c’était pas la peine,
c’était pas la peine assurément de changer de gouvernement …
Nous y sommes, nous y sommes restés : torniamo à l’antico e sara moderno
Michel Chalandon
https://poesieafranquevaux3.blogspot.com/
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