Comme un commencement
Qui n’en finit pas
.
Comme une gomme
Qui efface le ménage
Fait en Mai 68
.
Comme Bério
Et sa Sinfonia
Il y avait il y avait
Les frères les frères
.
Comme l’innommable
Puisé dans la bibliothèque
De mes Encres blanches
.
Comme les Beatniks
Clochards célestes
Et Céleste la bonne dame
Sans qui Proust
N’aurait jamais pu
Retrouver son temps perdu
.
Comme les dents de l’encre
dans un buvard
Qui ont lancé cette
Vague, vain implosion
;
ENCRES VIVES COLLECTION ENCRES BLANCHES
EB n° 119 – Jean-Jacques DORIO : Présents de Paradis (2003)
EB n° 136 – Jean-Jacques DORIO : Éphémère paradis (2004)
EB n° 155 – Jean-Jacques DORIO : Lector in Paraiso (2004)
EB n° 207 – Jean-Jacques DORIO : Petites Feuilles de paradis (2005)
EB n° 402 – Jean-Jacques Dorio : À sauts et à gambades (2010)
EB n° 550 – Jean-Jacques Dorio : AZUR (2013)
EB n° 592 – Jean Jacques DORIO : Carnet des instants derniers (2014)
EB n° 663 – Jean-Jacques DORIO : Douze mois en alexandrins (2016)
EB n° 753 – Jean-Jacques DORIO : Mon petit métier (2019)
C’est pourquoi je trouve que « COMME » est moins un poème sur vos influences qu’un poème sur la façon dont une vie d’écriture se constitue par rapprochements. Berio, Mai 68, les Beatniks, Proust, vos Encres blanches, le buvard : tout cela devient une seule matière mémorielle.
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