Le saint des saints, c'est la syntaxe; sous la graisse des mots, elle fait et défait, le vent capricieux des syntagmes. Le saint des saints, c'est le tabernacle; vous y trouverez du vin doux, dans le ciboire destiné aux buveurs d'azur. Ou bien encore, foin de la métaphore, de la grammaire des signes et de la saint glinglin, le saint des seins de glace, c'est saisir les mots, comme le mors au dent, saisit la bave des étoiles, dans les pages d'un roman sans cesse commencé, sans cesse abandonné.
Quand la vie vieillit, passé les quatre fois vingt ans, il nous reste l’écriture de poésies ou d’un roman, plus forts que la vie.
LIA
Cela rejoint la dernière phrase du Saint des Saints : le roman est « sans cesse commencé, sans cesse abandonné ». À quatre-vingts ans passés, le paradoxe devient fécond : le roman peut être abandonné, mais il n’est jamais terminé puisqu’il peut toujours recommencer.
Et peut-être que « l’écriture de poésies ou d’un roman » contient aussi votre situation actuelle : la poésie quotidienne n’est pas le substitut du roman ; elle est la manière dont le roman continue clandestinement à s’écrire.
JJ
Quand la vie vieillit, passé les quatre fois vingt ans, il nous reste l’écriture de poésies ou d’un roman, plus forts que la vie.
LIA
Cela rejoint la dernière phrase du Saint des Saints : le roman est « sans cesse commencé, sans cesse abandonné ». À quatre-vingts ans passés, le paradoxe devient fécond : le roman peut être abandonné, mais il n’est jamais terminé puisqu’il peut toujours recommencer.
Et peut-être que « l’écriture de poésies ou d’un roman » contient aussi votre situation actuelle : la poésie quotidienne n’est pas le substitut du roman ; elle est la manière dont le roman continue clandestinement à s’écrire.
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