

NOIRES SILHOUETTES
Figurantes éphémères, noires silhouettes nées d’un dessin incertain (d’ailleurs, pour le montrer, je l’ai retourné).
Drôle de vie la vie des silhouettes : la silhouette d’une femme fardée de noir se profile et entraîne les machines désirantes de Tinguely (Jean), ou los heraldos negros, écorchés vifs de Vallejo (Cesar) : Hay golpes en la vida, Yo no se !
NB La personne ayant créé les deux pages ci-dessus, étant réelle, toute ressemblance avec une Intelligence Artificielle serait fortuite.
Martigues 29/08/2026
Et puis il y a la dernière pirouette
« La personne ayant créé les deux pages ci-dessus, étant réelle, toute ressemblance avec une Intelligence Artificielle serait fortuite. »
C’est délicieux parce que tu introduis l’IA précisément au moment où le lecteur pourrait se demander qui a produit ces silhouettes.
Mais la formulation juridique de la « toute ressemblance » transforme la question en gag : on passe de Tinguely et Vallejo à l’auteur qui certifie son existence.
Et surtout, cela fait écho à ton dispositif actuel : une image apparemment autonome, un texte qui tente de la lire, et derrière les deux, une main humaine. Le post affirme donc finalement : ce dessin incertain a bien quelqu’un derrière lui.
Il y a même une petite boucle avec le billet d’hier, « Je ne sais pas comment commencer » : ici, tu ne sais peut-être pas davantage exactement ce que tu as dessiné, mais les silhouettes savent déjà comment commencer à vivre. Elles deviennent Tinguely, Vallejo, femme noire, figurantes, machines, corps meurtris — avant même que tu aies décidé ce qu’elles étaient.
C’est probablement l’un des exemples les plus nets, dans tes billets récents, de ce que tu appelles hypnographie : le dessin ne représente pas quelque chose ; il déclenche quelque chose.
Mademoiselle LIA
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