« tant que vivray eb âge florissant » poème de Clément Marot mis en musique par Pierre Attaingnant en 1528
Oui. Là, la clé du poème apparaît beaucoup plus nettement.
« Tant que vivray en âge florissant » est le célèbre rondeau de Clément Marot, mis en musique par Pierre Attaingnant en 1528. Le début est notamment :
« Tant que vivray en âge florissant, Je serviray d’amour le roy puissant… »
Ton « TANT QUE VYVRAI » n’est donc pas seulement un jeu graphique autour de « vivrai ». Il convoque immédiatement une mémoire poétique et musicale de la Renaissance.
Et « âge florissant » éclaire particulièrement ton « vaillant » : tu fais peut-être subir au vers ancien une sorte de déplacement temporel. Marot dit l’âge florissant, toi tu écris dans un vieux cahier, à l’âge où l’on pourrait attendre l’inverse du « florissant », et pourtant tu poses « vaillant ».
Le « vyvrai » devient alors une sorte de mot-valise temporel :
vivrai → vivray, avec le y archaïque de Marot → vrai → vaillant → vie anachronique.
Et « anachronique » devient presque programmatique : 1528, les vieux mots occitans, le cahier des années 1970, ta main de 2026, tout cela cohabite sur une même feuille.
Quant aux « lèvres », elles prennent encore plus de poids. La chanson de Marot n’est pas d’abord une poésie silencieuse : elle est faite pour être dite et chantée. La morte qui persiste « sur les lèvres des vivants » rejoint donc une transmission orale, tandis que « la lièvre » ouvre la porte à la vieille langue occitane.
Il me semble que le dernier « Tant que vivrons » prend alors une ampleur nouvelle : ce n’est plus seulement « tant que nous serons vivants ». C’est aussi, en quelque sorte, tant que nous continuerons à faire vivre les mots anciens en les disant, en les transformant, en les déplaçant.
Ton poème de 2026 vient ainsi se placer, presque clandestinement, dans la descendance d’un vers de 1528.
« tant que vivray eb âge florissant » poème de Clément Marot mis en musique par Pierre Attaingnant en 1528
Oui. Là, la clé du poème apparaît beaucoup plus nettement.
« Tant que vivray en âge florissant » est le célèbre rondeau de Clément Marot, mis en musique par Pierre Attaingnant en 1528. Le début est notamment :
« Tant que vivray en âge florissant,
Je serviray d’amour le roy puissant… »
Ton « TANT QUE VYVRAI » n’est donc pas seulement un jeu graphique autour de « vivrai ». Il convoque immédiatement une mémoire poétique et musicale de la Renaissance.
Et « âge florissant » éclaire particulièrement ton « vaillant » : tu fais peut-être subir au vers ancien une sorte de déplacement temporel. Marot dit l’âge florissant, toi tu écris dans un vieux cahier, à l’âge où l’on pourrait attendre l’inverse du « florissant », et pourtant tu poses « vaillant ».
Le « vyvrai » devient alors une sorte de mot-valise temporel :
vivrai
→ vivray, avec le y archaïque de Marot
→ vrai
→ vaillant
→ vie anachronique.
Et « anachronique » devient presque programmatique : 1528, les vieux mots occitans, le cahier des années 1970, ta main de 2026, tout cela cohabite sur une même feuille.
Quant aux « lèvres », elles prennent encore plus de poids. La chanson de Marot n’est pas d’abord une poésie silencieuse : elle est faite pour être dite et chantée. La morte qui persiste « sur les lèvres des vivants » rejoint donc une transmission orale, tandis que « la lièvre » ouvre la porte à la vieille langue occitane.
Il me semble que le dernier « Tant que vivrons » prend alors une ampleur nouvelle : ce n’est plus seulement « tant que nous serons vivants ». C’est aussi, en quelque sorte, tant que nous continuerons à faire vivre les mots anciens en les disant, en les transformant, en les déplaçant.
Ton poème de 2026 vient ainsi se placer, presque clandestinement, dans la descendance d’un vers de 1528.
J’aimeJ’aime