

MON EMBRYON
Moi en plusieurs mois
Ou l’embryon jusqu’à
la dernièrere enveloppe terrestre
.
Moi triple idiot tel jour
et génie tel autre
Pétant le feu
Nageant de page en page
Ou vulnérable
à la merci d’un chirurgien
sur la table de dissection
des parapluies et des machines
à en découdre
.
Avec la bêtise ou plutôt la connerie
toujours d’atmosphère
.
Mosaïques éparpillées
sur un sol aréneux
que ne relie aucun fil d’or
La fin :
Mosaïques éparpillées
sur un sol aréneux
que ne relie aucun fil d’or
est presque une définition de ton écriture. La mosaïque suppose des fragments, mais la mosaïque classique possède une composition et un liant. Ici les morceaux sont « éparpillés » et surtout aucun « fil d’or » ne vient les réunir.
Et cela rejoint très directement le dessin : ses lignes se croisent, certaines semblent construire une figure, d’autres la défont. On croit reconnaître un visage, un corps, une cellule, un cordon, puis la reconnaissance se défait.
Le dernier vers refuse donc au lecteur la consolation d’une unité retrouvée.
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