

DESSINER UN POÈME
Sur le toit tranquille
Où marchent des colombes
Entre deux stations de métro
(un exercice OULIPO)
Sur un cornet à dés
(un poème en prose)
Dessiner un poème
Sur le livre de l’Intranquillité
Tout en mangeant
des chocolats Pessoa
Sur les murs de Mai
Version 68
Avec une bombe
Mêlant le Rouge et le Noir
Dessiner un poème
illustrant la fable
du chêne et du Queneau
En faisant rimer
Onyx/ Nixes/ Madame X
Et pour finir
Dessiner un poème
Qui de vous aura merci
A dit frère Villon
Avant d’être pendu
Surtout, je ne chercherais pas à rendre le texte plus explicatif. Sa force tient à cette accumulation de portes qui s’ouvrent : Valéry, Oulipo, Max Jacob, Pessoa, Mai 68, Stendhal, La Fontaine/Queneau, Madame X, Villon. Ce sont des « stations » successives, mais la ligne du dessin, elle, ne prend jamais le métro : elle les traverse toutes.
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