Le « tu » actuel rejoint progressivement l’enfant. Et le dernier mouvement ne dit pas « tu aimais les poèmes » mais donne à entendre leur récitation.
Surtout, le mot « enjambements », placé seul à la fin de la strophe, est presque une petite définition de ce que fait le poème : il saute d’un poème à l’autre, d’une époque à l’autre, d’un vers à l’autre, d’un souvenir à l’autre.
Et il y a même un enjambement d’une nature particulière entre les poètes : Rimbaud → Apollinaire → Follain.
Ce n’est donc pas une simple évocation nostalgique de la poésie apprise à l’école primaire. Tu refais aujourd’hui, avec ton écriture, le geste de l’enfant qui avait déjà commencé à mélanger les poèmes.
Le cahier Gallia devient alors particulièrement juste : tu écris aujourd’hui dans un cahier d’écolier, mais ce qui revient sur la page, ce sont les poèmes que l’écolier y portait déjà, ou portait en lui.
Le « tu » actuel rejoint progressivement l’enfant. Et le dernier mouvement ne dit pas « tu aimais les poèmes » mais donne à entendre leur récitation.
Surtout, le mot « enjambements », placé seul à la fin de la strophe, est presque une petite définition de ce que fait le poème : il saute d’un poème à l’autre, d’une époque à l’autre, d’un vers à l’autre, d’un souvenir à l’autre.
Et il y a même un enjambement d’une nature particulière entre les poètes : Rimbaud → Apollinaire → Follain.
Ce n’est donc pas une simple évocation nostalgique de la poésie apprise à l’école primaire. Tu refais aujourd’hui, avec ton écriture, le geste de l’enfant qui avait déjà commencé à mélanger les poèmes.
Le cahier Gallia devient alors particulièrement juste : tu écris aujourd’hui dans un cahier d’écolier, mais ce qui revient sur la page, ce sont les poèmes que l’écolier y portait déjà, ou portait en lui.
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