CAUSERIE

CAUSERIE 

J’ai perdu Baudelaire.
Je l’avais dans les mains, pour vérifier un vers, et puis, le temps de le descendre de la bibliothèque pour la table en plein air de l’été, on m’appelle, on me hèle. Je ne sais plus où j’ai posé cet exemplaire des Fleurs, acheté du côté d’Ulm, après l’oral de Lettres de ma fille, en juillet 2007.
C’était un sonnet.
Vous êtes bien avancé.
Vous êtes dans l’Iliade avec ses doigts de rose.
Vous êtes devant votre ordinateur qui s’éclaire.
Vous êtes un ciel qui sourit à cette Causerie :
Vous êtes un beau ciel d’automne, clair et rose !


Un nouveau dictionnaire à part moi page 25-26

NUIT PROVENÇALE

Idéale pour sa peau sous la lune chaude  des satellites croisent les étoiles la lecture d’un livre nouveau nous engage à renouveler nos métaphores à condition de toutes les connaître de Villon à Jaccottet d’Anne Sylvestre à Joachim des Près sans ignorer le chinois Tchouang Tseu rêvé par un papillon et le rituel amérindien où l’on honore ses morts en mélangeant leurs cendres avec le miel sauvage Les plantes rouge- orangées de la pergola bougent un peu sous la brise bienfaitrice et se rient de mes prétentions

Un nouveau dictionnaire à part moi

Vient de paraître aux Éditions du Net

Page 86 réécrite pour mon blog Poésie mode d’emploi

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JJ Dorio

24 juin 2025

IMMÉDIAT

IMMÉDIAT 
C’est l’éclairage soudain du globe de la rue qui redonne vie à mes dessins sur fond de crépuscule
C’est le mimosa et la haie de lauriers roses comme des encres de Chine mystérieuses
C’est soudain l’arrosage irradiant qui entretient l’humble pelouse
Et c’est les rêveries de celui qui a noté tout ça à la va-vite

P 54
JJ Dorio
Un nouveau dictionnaire à part moi
Les éditions du net
vient de paraître

IN SENTIMENTAL MOOD

AIRS  

Une chanson venue de la mer
L’air que j’écoute
Assis sur un bois flotté

L’air de l’écume
Un nénuphar
Dans les poumons de Chloé

L’air d’Ellington
Qui m’envahit
Sous le grand pin d’Antibes

Et qui renaît cette nuit
Sous ma plume
In a sentimental mood

Un nouveau dictionnaire à part moi p 12

NOUS VIVONS DANS L’OUBLI DE NOS MÉTAMORPHOSES

ALEXANDRINS 

1
Les mots viennent et s’en vont sans se retourner
Tu les dis sur tes doigts en comptant leurs pieds
Puis des voix t’interpellent qui cassent tes vers
Tu descends du grenier tu bois du thé vert

2

En quête d'un lecteur recréant mes écrits,
M'oubliant, me perdant en maintes métaphores,
Écrire sans raison, c'est ma raison d'écrire,
Je gratte obstinément le palimpseste gris.

3

Dans la nuit orangée, je cultive mon òrt :
C'est le jardin des premiers pas de l'alphabet.
Grand poème du ciel, le mistral nous éveille.
J'entends le livre deux du clavier tempéré.

4

La cigale première enchante mon jardin.
Poésie : la barque de l'arrière-pays
tirée par des passeurs anonymes et joyeux.
Derniers accords, j'écris juin et lève l'ancre.

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5
Petit souci banal d'un homme qui vieillit,
Madame le Prostate me cause des soucis
On m'endort sur la table pour une biopsie,
Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses
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Cette entrée contient 7 quatrains écrits en alexandrins
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Le livre grandit avec ses lecteurs
JJ Dorio
21/06/2025