Nous écrivons dans notre tête
La nuit quand tout est à l’arrêt
C’est tout le tremblement qui passe
Nous germinons disait Cézanne
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Nous écrivons sous l’oeil de Satan
Sur le piano cassé des mélodies d’antan
Sonnets de Baudelaire ou de Mallarmé
Où nous entrons en territoire de plus en plus inconnu
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Cherchant en vain ces parcours de reconnaissances mutuelles
Nous écrivons ces choses que l’on donne
à la société sans calcul de réciprocité
À l’âge d’un monde qui se défait à vitesse grand V
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Nous écrivons…



