
On rit pas mal dans la forêt de Wilfredo Lam : lames de fond, dieux cisaillés par les demoiselles de la rue d’Avignon enfourchant la révolution des signes en rotation.
On pleure aussi, quand la réboloution, elle est finie.
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour

On rit pas mal dans la forêt de Wilfredo Lam : lames de fond, dieux cisaillés par les demoiselles de la rue d’Avignon enfourchant la révolution des signes en rotation.
On pleure aussi, quand la réboloution, elle est finie.
Mes parents reposent sous un cyprès Ma femme sous un pin d’Alep Mon ami qui vivait à Menton rue des grenadiers dort au cimetière des Trébuchets -Et vous monsieur, où irez-vous dormir votre sommeil pour l’éternité ? - Loin des arbres ombreux, depuis longtemps j’ai opté, pour le pays des poèmes, celui où n’entrent que ceux et celles qui changent leurs maux réels en mots de fantômes errants.

labyrinthe des arbres ombreux : dorio 22/06/2023

J’écoute la première cigale venue sur l’amandier du jardin ce lundi à midi.
Elle anticipe de deux jours la venue officielle de l’été.
Elle accompagne cette petite pièce de Couperin que j’étais en train d’écouter.
Et puis fini, dernier coup de cymbale de Cicada orni, sur le dernier accord des Barricades mystérieuses.
C’est l’été. Estate.

AMOUREUSES FLAMMES Sur la forêt brûlée à mort Des ombres ont passé Des amoureuses flammes Que le feu a piégées

34 L’arbre sort du bois Le bois dont on fait les flûtes Les cercueils aussi 39 Ce sera mon arbre Ultime : chêne ou sapin Mon corps dans la caisse 40 Fruit à drupe verte Au-dessus du cimetière Pousse mon noyer trois haïkus écrits en noir sur fond de nuits blanches
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