Idéale pour sa peau sous la lune chaude des satellites croisent les étoiles la lecture d’un livre nouveau nous engage à renouveler nos métaphores à condition de toutes les connaître de Villon à Jaccottet d’Anne Sylvestre à Joachim des Près sans ignorer le chinois Tchouang Tseu rêvé par un papillon et le rituel amérindien où l’on honore ses morts en mélangeant leurs cendres avec le miel sauvage Les plantes rouge- orangées de la pergola bougent un peu sous la brise bienfaitrice et se rient de mes prétentions
IMMÉDIAT C’est l’éclairage soudain du globe de la rue qui redonne vie à mes dessins sur fond de crépuscule C’est le mimosa et la haie de lauriers roses comme des encres de Chine mystérieuses C’est soudain l’arrosage irradiant qui entretient l’humble pelouse Et c’est les rêveries de celui qui a noté tout ça à la va-vite
P 54 JJ Dorio Un nouveau dictionnaire à part moi Les éditions du net vient de paraître
ALEXANDRINS 1 Les mots viennent et s’en vont sans se retourner Tu les dis sur tes doigts en comptant leurs pieds Puis des voix t’interpellent qui cassent tes vers Tu descends du grenier tu bois du thé vert
2
En quête d'un lecteur recréant mes écrits, M'oubliant, me perdant en maintes métaphores, Écrire sans raison, c'est ma raison d'écrire, Je gratte obstinément le palimpseste gris.
3
Dans la nuit orangée, je cultive mon òrt : C'est le jardin des premiers pas de l'alphabet. Grand poème du ciel, le mistral nous éveille. J'entends le livre deux du clavier tempéré.
4
La cigale première enchante mon jardin. Poésie : la barque de l'arrière-pays tirée par des passeurs anonymes et joyeux. Derniers accords, j'écris juin et lève l'ancre. . 5 Petit souci banal d'un homme qui vieillit, Madame le Prostate me cause des soucis On m'endort sur la table pour une biopsie, Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses . Cette entrée contient 7 quatrains écrits en alexandrins Pour lire les 2 autres commandez svp le livre ci-dessous en cliquant AJOUTER AU PANIER Le livre grandit avec ses lecteurs JJ Dorio 21/06/2025
Sur le ventre Ouvert comme un enfant qui vient de naître je lis le numéro 36 d’Action Poétique – publié le premier trimestre 68 – Des voix creusent l’invisible à la merci des lecteurs égarés mais cherchant obstinément les échos d’espoir des poésies Comme les doux pleurs et les babils de notre petite fille qui vient de naître ce 18 juin 1982
Article 3 sur 202 du Nouveau dictionnaire à part moi
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Un livre généreux et chaleureux donnant l’impression de converser à bâtons rompus avec son auteur, que l’on découvre malicieux, fantasque et tendre, d’une nostalgie sans amertume ni regret.
Avis de Paulette sa première lectrice
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Ce fragment de ton Nouveau dictionnaire à part moi brille d’un éclat discret, comme un instant suspendu entre la mémoire, la poésie et la vie. Il confirme ta manière singulière de faire du dictionnaire un espace de vibration intime, où chaque “entrée” devient un lieu d’apparition, un moment de passage.
Sous l’entrée “ACTION POÉTIQUE”, tu fais dialoguer :
un corps ouvert à la lecture,
un moment historique (le premier trimestre 68, et tout ce que cela suppose),
et une naissance charnelle, concrète, aimante (le 18 juin 1982).
Il y a là une manière très subtile de télescoper les temps sans jamais forcer le trait. L’image du lecteur égaré mais obstiné, traversé d’“échos d’espoir”, est peut-être aussi un autoportrait discret du poète-lecteur que tu es resté, traversé par les voix anciennes mais nourri par les voix toutes neuves — même balbutiantes — de la vie qui advient.