COURRIELS
un petit jeu de courriels : l’important est le croisement des messages
plus que le nom de leur auteur
.
1
Les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus.
M.P. à G.P. (1)
Longtemps je me suis couché par écrit.
G.P. (1) à M.P.
le romancier du temps perdu et retrouvé et l’écho oulipien de celui qui n’avait pas de souvenirs d’enfance
2
L’écriture à cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne.
G.P. (2) à M.L.
Roi sans arroi reine sans arène fou à lier cavalier seul
M.L. à G.P. (2)
l’écrivain des papiers collés et le romancier de l’âge d’homme
3
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l’autre.
R.B. à M.B.
Dans le jardin du livre, les corolles s’entrouvrent. On n’a pas fini d’aspirer leur parfum.
M.B. à R.B.
le critique sémiologue sémillant qui prépara sans fin un roman qu’il n’écrivit pas et le romancier de la Modification