Le temps est un enfant qui joue Et les enfants massacrés sur l’ordre de Poutine Vont revenir le jeter dans les poubelles de l’Histoire Mais avant ils lui tireront une balle dans la bouche Ils lui mettront du rose aux joues en lui chantant : Que tu le veuilles ou non ma belle Tu vas y passer et tu ne vas plus faire ton mariole Comme à Boucha ou à Marioupol
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INNOCENTE VIEILLESSE
Vieillesse n’interdit pas les moments d’innocence : l’écriture d’un poème, les jeux avec nos petits enfants, les instants où l’on devient sujet d’un récit. Cette nuit j’ai été Vendredi mâchant une graine d’araucaria, j’ai navigué dans mon navire o ma mémoire et j’ai retrouvé la formule attribuée à Heraclite l’Obscur, le Temps est un enfant qui joue.
SUITE D’HAIKUS
Réveil en silence Depuis que je vis tout seul Parlant au papier / Bégaiement heurté D’une langue métissée Mon corps est nomade / Horizon du texte Des courants alternatifs De nos fruits hâtifs / La page me tient Dépouillé de toute chair Ancré dans mes encres / Les mots m’imaginent Me font du bien ou me brisent Figures fissures
COMME DES HAÏKUS
Heure du coucher Cou tordu sur un roman Tombé de mes yeux
Être en exil Ici ailleurs nulle part Mon cœur en miettes
L’envers du décor De Marseille à Anvers Le roi Dagobert
Elle soliloque Ch’timi occitan ou grec J’y perds mon latin
Petite vie brève Des violons sans archets Sans chambre d’échos
SUR LE PONT DES DEMOISELLES ET DANS L’ENFER DE LA BNF
J’ÉCRIS À TOUS LES FANTÔMES qui hantent les livres dans l’enfer de la BNF J’écris sur l’exemplaire unique qui valut à son auteur d’être exclu de la revue des Temps Modernes J’écris « Embrouillamini » sur un cahier « Clairefontaine » plein à ras bord mais que j’ai égaré un jour que me promenais du côté du Pont des Demoiselles J’écris pour faire diversion la critique de chroniques sur des livres annoncés mais qui n’ont jamais paru J’écris (mais d’où tu parles ?) depuis mon for intérieur J’écris, comme c’est drôle, avec et pour les autres, ces proses aporistiques qui défilent et contre vents et marées, persévèrent