AIRS

  
Une chanson venue de la mer
L’air que j’écoute
Assis sur un bois flotté

L’air de l’écume des jours
Un nénuphar
Dans les poumons de Chloé


L’air d’Ellington
Qui m’envahit
Sous le grand pin d’Antibes


Et qui renaît cette nuit
Sous ma plume
In a sentimental mood

Un nouveau dictionnaire à part moi

(en cours d’écriture)

https://www.leseditionsdunet.com/livre/un-dictionnaire-part-moi

LES POÈTES EN HERBE

J’aime les poètes en herbe

Quand on les sent perdus

Mais qu’ils ne rechignent pas

À leurs invocations

O toi qui m’apparus

Dans le désert  des rues

Ils mettent à la voile

Ils chantent comme ils aiment

Rires et douleurs

J’aime leur innocence

Car ils n’ont peur de rien

Hymnes à la Vérité

Pensées des morts

Romances sans paroles

Mais un jour

Adieu commencements

étincelants

Adieu ivresse des premiers pas

L’ennui et la répétition

les ont annihilés

L’herbe verte a jauni

LES VERS SONT UN ART DIFFICILE

Je rêve que j’écris des vers

Je les vois je les pressens

Le Je les mots et l’univers

Je fais des lignes par cent

Ces vers venus en ce moment

J’ignore ce qu’ils vont vous dire

Je ne sens c’est mon sentiment

Que le besoin de les écrire

Ainsi faisait La Motte

Dit parfois La Motte-Houdar

Il me plaît de lui rendre hommage

Tirant ici ce dernier dard

LE GÉANT DE NOS LETTRES

Je lis des vers d’Hugo le géant de nos Lettres

Qui se montre surtout dans tout ce qui le cache

Criant Hé le géant ! Hé l’homme de l’abîme !

Je lis ce cher Victor qui va de cime en cime

Un vautour qui me dit : Petit, les choses,  sache,

Avec leurs dieux,  ont des monstres pour ancêtres !

Tournés vers l’intérieur comme vers le lointain

Nos vers ont l’ambition d’être lus, entendus,

Avec l’œil et la feuille, sans sanglots superflus,

Entends d’Orphée la lyre qui rythme tes actions !

Entends écoute apprends pense ou sois imbécile

Veille ou dors Viens ou fuis Nie ou crois Prends ou laisse

Montre-toi cache toi Va t’en demeure Oscille

La liste est infinie des verbes qui t’oppressent

Et libèrent la part de folie sous sagesse

Sur l’épaule d’Hugo le géant  de nos Lettres

RIEN N’ÉTAIT ÉCRIT

Les choses de la langue

Or des signes fleuris

Un monument de mots

De morceaux ajointés

Ou qui se désassemblent

On arrive peu ou prou

Au but à l’épilogue

Au bout de ce chemin

Fragile et incertain

C’est le temps des adieux

D’une vie singulière

Où rien n’était écrit