CE SON EST EN MOI CE SONNET QUE J’HONORE

Ce son est en moi ce sonnet que j’honore
D’un hendécasyllabe  tel un cri
Je l’écris depuis ma petite source 
Qui enflera de maints ruisseaux 
Rivières et fleuves jusqu’à la mer
Si mes lecteurs leur prête vie

Ce sonnet-là ses claires eaux
En l’océan d’une assez lente course
Comme le temps qui fuit jusqu’aux aurores
Nuit après nuit 
Tous ces instants où j’essaie un peu sonné 
De mouvementer mes fantaisies 
Dans l’épaisseur de rêves feuillus
Nel mezzo del caminn di notra vita

Sonnet aux eaux mêlées se terminant par le fameux incipit de Dante
« Au milieu du chemin de notre vie »
Inferno canto I






SANS Y PENSER JE CHANTE Ô CHOSE VAINE

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Vous qui lisez Sonnets ainsi récrits
De divers styles où le temps je poursuis
Le temps perdu et le temps retrouvé
De telle année tel jour telle pensée

Vous qui lisez ce jour où pris d’amour
Le Poëte de Laure fut frappé
C’était souvenez-vous en Avignon
Un vendredi saint assure la chanson

Sans y penser je chante ô chose vaine
Cet amour romancé imaginaire
Nourri par la Fontaine de Vaucluse

Vous qui oyez ce chant ainsi déduit
De sonnets d’un Philleul de Carpentras
De vos soupirs quand à la fin Amour est close

Vasquin Philleul de Carpentras (1522- ?1582)
On sait que notaire à Carpentras il fit paraître Laure d’Avignon
Extrait du Poète florentin François Pétrarque
Un notaire sicilien Giacomo da Lentini surnommé « El Notaro »
serait « l’inventeur » de cette forme reine