UN POÈME DES DONS
(en cours d’élaboration)
Ce poème je l’ai écrit comme toujours sans bien savoir pourquoi
poussé par la gratuité des mots
leurs sens divers leurs variations vibrations bigarrures
Je l’ai écrit dans le désordre de mes pensées l’égarement et son contraire
que tu sauras peut-être toi qui lis nommer
Ce poème je l’ai écrit avec un crayon sur les marges d’un livre
au lit en pleine nuit
De quoi parlait-il mon poème de papier Je ne sais plus vraiment
Du jeu peut-être de la perte de tous nos « je » que l’on porte en soi
Ce poème parlait au papier comme au premier venu
à qui je l’offre à cet instant
Je t’en fais don ami.e mais je ne sais si tu le recevras
j’y compte un peu quand même
mais je ne suis pas assuré que tu t’y reconnaisses
Si cependant dans mon poème tu as mis le pied
– je n’ose pas écrire si tu y as pris ton pied
comme nous disions naguère –
peut-être ami.e me le rendras-tu revisité réécrit
réinterprété à ta manière unique et singulière
Et vraiment ce qu’à ton tour tu me donnerais
je le recueillerais avec grand soin fleurs du bien ou fleurs du mal
ces « extensions du domaine du don* » seraient notre reconnaissance
et notre capacité à vraiment dans chacun de nos poèmes
TOUT DONNER
*
italiques Michel de Montaigne
*le livre d’Alain Caillé sur lequel j’ai prosé ces quelques lignes
C’EST LA JEUNESSE ET LE MATIN
accompagnement Philippe Bruguière
*
nb
il est facile d'enregistrer cet extrait
mais pour profiter d'une écoute de bien meilleure qualité
et surtout pour soutenir ce projet hors de tout circuit commercial
on doit se procurer le cd ci-dessous
en échange de 15 €
*
demandez-le svp à
Jean Jacques Dorio
9 rue de la Bergeronnette
13500 Martigues
Merci
(tiré à 100 exemplaires
85 restants)
C’EST LA JEUNESSE ET LE MATIN
poème Victor Hugo Musique JJ Dorio
C'est la jeunesse et le matin.
Vois donc, ô ma belle farouche,
Partout des perles : dans le thym,
Dans les roses, et dans ta bouche.
L'infini n'a rien d'effrayant;
L'azur sourit à la chaumière;
Et la terre est heureuse, ayant
Confiance dans la lumière.
Quand le soir vient, le soir profond,
Les fleurs se ferment sous les branches ;
Ces petites âmes s'en vont
Au fond de leurs alcôves blanches.
Elles s'endorment, et la nuit
A beau tomber noire et glacée,
Tout ce monde des fleurs qui luit
Et qui ne vit que de rosée,
L'œillet, le jasmin, le genêt,
Le trèfle incarnat qu'avril dore,
Est tranquille, car il connaît
L'exactitude de l'aurore.
Victor Hugo
18 juillet 1859
Les chansons des rues et des bois


le livret avec les textes des chansons
les photos les dessins
la présentation du projet
est l’œuvre de Jean-Claude Di Ruocco
JE VAIS JE VIENS
je vais je viens je cours je crie je nage je silence je coule je jouis je craque je croque je pomme je pâtis j’agis j’oublie j’imagine j’énumère j’ouïs j’entends je sens je sonne je passe je trépasse je m’énerve je m’enchante je m’obnubile je m’immobilise je m’amuse je m’annule je me mange je me pense je me précède je me plagie je me ridiculise je vais je viens je tiens je lâche je courage je refais je recommence je relance je repars je remise je remarche j’élimine j’épouse j’évacue j’évente j’épelle j’arrive j’aspire j’assène j’amenuise j’autorise j’avise j’attelle je reviens je m’en vais je balance j’occulte je risque je rêve je distingue je critique je meurs
MA CHÉRIE
accompagnement (charango, percussions) Philippe Bruguière
voix Jean Jacques Dorio
MA CHÉRIE MA CHÉRIE
Paroles et musique JJ Dorio
Ma chérie ma chérie ma chérie
Comm’ c’est bête comm c’est bête com c’est bête
T’es partie t’es plus là ma chérie
En allée pour toujours dans ta nuit
Mais je sais mais je sais ma chérie
Tu m’dirais tu m’dirais quoi qu’on dise
Continue mon amour de chanter
De chanter et même de composer
Tes musiques tes accords tes poèmes
Pour ceux qui Pour celles qui sont en selle
Sur la vie sur l’amour sur la mort
C’est pareil après tout si on y pense
Ma chérie ma chérie ma chérie
Comme c’est bête com c’est bête com c’est bête
T’es partie t’es plus là ma chérie
En allée pour toujours dans ta nuit

20 titres
envoi postal en échange de 15 €
Jean Jacques Dorio
9 rue de la Bergeronnette
13500 Martigues
T’ES UN DORIO
T’es un Dorio drôle d’oiseau un rossignol qui vit la nuit sous la fenêtre d’une princesse à l’agonie
T’es une caille dans le maïs vaille que vaille vit au païs de quelques graines
de bon sarech le mot local
T’es un hibou qui fait ses plumes à la lumière imaginaire d’une souris couleur de lune
T’es un grand duc avec ses cornes et son château de troubadours
qui font des vers en lengo d’oc
T’es un loriot évidemment de neuf plumettes dans le grand vent
qui les arrache l’une après l’autre
T’es le Dorio qui fit ses vers tétrasyllabes pour les offrir
au rouge gorge qui les avale