Eloge de l’arbre – Présence de l’arbre en poésie.

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Lisez ce site et relisez sans retenue

On voyage entre les arbres

Dont aucun ne cache

Sa forêt de symboles

Et d’amoureux fervents

Paisibles, bucoliques,

D’arbres sans cesse Renaissants

JJ Dorio

JANVIER EN DÉCASYLLABES

LES DÉCASSYLABES DE JANVIER 

Agenda 2013
The Metropolitan Museum of Art
Une année vouée aux décasyllabes
Avec le trépied des poésies :
le monde la langue et le sujet.
Raisons de vivre heureux
et Songes des poètes de la Renaissance
Et à la fin janvier
Janus retourne le sablier


C’est le premier janvier deux mille treize
Sur cet agenda du Métropoli
tan museum of art : la mort n’y mord
Une année vouée aux décasyllabes
Marcher sauvagement sur des sentiers

de traverse Il n’est meilleur souhait
que celui que l’on transmet sans rien dire
Commencer Comment c’est une année neuve ?
C’est plein de tensions, d’articulations,
de phonèmes ravageurs ou charmeurs.
Attentions et utilités poétiques

Renouvelant notre frêle bonheur.
Tresses : le monde, obscure fournaise;
Treize : la langue, fadas et fadaises;
Et moi et moi : je(u) entre parenthèses.
Raisons de vivre heureux : les cabrioles
des nouveau-nés, le nez de l’amitié,
les Constellations de Miró, le clown

de soi-même comme une autre personne,
P’soa l’inquiet, un chat dans un papier,
les mathématiques et l’art des quantas,
et cétéra. Blancheur, couleur des nuits
qui neigent sur les Songes des poètes
de la Renaissance. Onirocris :

les Amours, les Tragiques, les Regrets.
Délie de Scève : Souffrir non souffrir,
Tu es le Corps, Dame et je suis ton ombre
Et à la fin, quand le fin mot advient,
Fini Janvier, retournez le sablier.

LES POÈMES ET LES ARBRES

Poèmes premiers

poussant comme de jeunes arbres

Sensibles au moindre vent

Aux souffles de la nuit

Aux embruns de la mer

Poèmes 

qui ont longtemps

couché dehors

Puisant leur croissance

Dans l’arborescence

De leur activité mentale

Puis, finissant leur parcours,

Les voilà contre vents et marées

Devenus de vieux arbres :

Les oiseaux du monde

Y volent librement

Image d’un neurone du cortex cérébral
Poèmes premiers

poussant
comme de jeunes arbres


sensibles
au moindre vent


aux souffles de la nuit
aux embruns de la mer


poèmes
qui ont longtemps
couché dehors


puisant leur croissance
dans l’arborescence
de leur activité mentale


puis, finissant leur parcours,

les voilà
contre vents et marées


devenus de vieux arbres :

les oiseaux du monde
y volent librement

JANVIER EN ALEXANDRINS

Mon premier vers le jour de l’an ouvre ses pas

Un doux combat Ainsi les mots se frottent aux choses

Et le Sujet ? Soi comme un autre… animal !

En éveil aux aguets Sois ce fou qui dit vrai

Cet oiseau de passage oubliant son destin

Flux et reflux encre et lavis noirceur lumière

Septième jour shabbat Dieu nettoie ses outils

Au hasard Balthazar sur le buisson ardent

Je serai Je suis La grande tautologie

Un dur combat C’est l’A B C de tout artiste

Complexité Jubilation Humilité

Et à l’écart loin des pouvoirs…la liberté

Le pied léger sur nos écrits la facétie

Grattant obstinément le palimpseste gris

En quête d’un lecteur recréant mes écrits

M’oubliant s’oubliant en quelque métaphore

Papiers collés sur mes pensées en vain je rame

Le cristal sur la mer le murmure des vagues

Et le livre du jour pour nous renouveler

Comme à l’affût de l’inaccessible et du vrai

Ce presque rien roulant ses dés dans le grand jeu

Je ne sais pas Je sais Terra incognita

Étoiles bactéries le hasard nous fit naître

Essais répétitifs d’alexandrins labiles

Dans le désordre on s’organise on gesticule

Une ligne par jour et jamais de retouches

Accordéon mégot chapeau didascalies

Sur la scène où les larmes sont en porcelaine

Et ce qu’on ne peut dire on l’écrit en silence

Entropie énergie logique des possibles

Premier mois Le sablier imparfait se retourne

Janvier 2011