S’IL SE POUVAIT
S’il se pouvait…Silence sur la page
Puis peu à peu comme une pluie d’été
S’abandonner… au babil de Babel
S’abandonner ? Paroles innocentes
Chacun qui écrit tant soit peu le sait
Du moins l’éprouve…Dans un grand désordre
Qui nous vient du corps…
Alors ça te parle ?
Toi qui lis Est-ce-que ceci te remue ?
S’il se pouvait…Silence sur la voie
Que tu es seul.e à pouvoir trouver
JE VOIS
Je vois, dis-tu, je vois, tu le répètes
On dirait que tu acquiesces, tu piges.
Mais ce que je disais l’as-tu saisi
ou est-ce un leurre ? On doit vérifier
Alors je recommence mon discours
Bon tu vois te dis-je quand je te parle
je puise dans le langage commun
entre les choses palpables, visibles,
et les mots entraînant nos confusions :
le corps, l’esprit, le vide, l’énergie.
Je vois, je vois, dis-tu, et nous partons
spontanément, d’un grand éclat de rire.
REPRISE DU TEMPS
Reprise du temps J’allume la lampe
après un premier somme Et j’écris
ceci (J’ai encore sept lignes à faire)
Mais j’ai tout mon temps c’est ma fantaisie
En attendant je lis et me relie
à un ami poète, langagier tous azimuts
et Pessoen bien sûr –sa dédicace
qui me fait la part belle – mais c’est mieux
pour parler de lui ou-disons-de nous
Voilà vous pouvez tout relire –Chut !
LE PETIT COMMERCE
Quand tu es seul avec qui fais-tu commerce ?
Commerce sont relations avec autrui
Mais l’autre ici, c’est toi, voix sans personne.
Tu lis ailleurs : le commerce vital
qui alimente nos petites vies.
Est-ce apocryphe ou vraiment écrit ?
Nos petites vies dans le sac à mots
Je parle au papier…mes idées j’entasse
Je ne corrige point…mes embrouillures
Tu pourrais toi aussi faire Essais
(n’hésite pas lecteur lectrice de lire toi aussi
et d’ajouter à mes dizains ta voix
envoie l'enregistrement à doriojeanjacques@gmail.com et je ferai le transfert sur le blog)