L’ÂNE À LISTE et L’ÂNE A. LISANT

écrit blanc sur noir
avec « hypnographies » Dorio
photo revue Cri-Cri
Théâtre de la Criée
Marseille





Si je n’enfle mon style en grave tragédie

Qu’on ne pense pourtant

Que tout ce que je chante

Se doive prendre à fable





Jean-Antoine Du Baïf

(1532-1589)





Je peins le passage*

noir sur blanc

blanc sur noir





L’air de rien

ça ne manque pas d’air

Cet improbable poème

qui fait mouvement

dans l’inattention générale





Ici commence

écrit au doigt

et à l’oreille

signes et colombes

qui nichent

dans ma tête





Hourrah

sur le baudet

sur l’apoème

d’Henri Pichette

et le Hasard

de Mallarmé

l’enfant

d’une nuit

d’Idumée





l’œil de l’âne

fleur inverse

de l’âme sœur

ma lectrice

des poupées

que l’on répare

à l’Hospital de Bonecas**

de Lisbonne

où vivent

à jamais

les Hétéronymes

de Pessoa





collant leurs petits museaux roses***

entre les choses

les vers vains

mais si récréatifs





manuscrit fragmentaire

sur les poils

d’une bête apaisée

sans postillons





figures blanches

qui sonnent sans raison

qui font Cri-Cri

et nous aussi !****





23/01/2020

03h15





*Montaigne

**Hôpital des poupées Jacqueline Saint-Jean

***Rimbaud (Les Effarés)

****Tristan Tzara (L’homme approximatif)





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