C’ÉTAIT LE TEMPS DE MAI 68





C’était le temps des bagnoles qui sortaient à la chaîne des usines où l’on chronométrait les cadences C’était le temps de De Gaulle qui sortait  son képi sur le chef Alors on ne salue plus disaient les sales moineaux de la chienlit ? On ne salue plus C’était le temps des barriques et des barricades des assemblages de pavés de grilles d’arbres de la ville et aussi des ouatures déesses qu’on y poussait à la fin des fins et qui prendraient feu entourées de clameurs et de dialogues/ enflammés (bis) C’était le temps des mégaphones et du boucan des grenades dans les transistors où l’on collait l’oreille l’esgourde la portugaise ensablée C’était les pendants d’oreilles du temps des cerises des murs écrits en rouge et noir les couleurs de la poésie dont on se rinçait l’œil pendant qu’Ulysse l’inventif déclamait son Odyssée du quartier latin du quartier latin/ où tout le monde était personne et toutes les personnes Dégun (ad lib)





Dégun à Marseille c’est Personne

Dorio « Mai 68 » acrylique sur toile 80×65 cm

	

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :