FAUX ROMAN VRAI VICTOIRE 44, 45, 46





quarante-quatre

ROS OCCUPAIT MAINTENANT L’ESSENTIEL DES PAGES du roman de Jo.L. Rien de « romance » à l’ancienne, mais une fascination pour cet écrivain hors pair, que l’on cherchait partout, dans une case d’indien de l’Orénoque ou sur le delta du Mékong, sur l’île de Groix ou la isla de Cuba. Car, en effet, Ros n’était qu’une signature, sans tête, sans visage et sans domicile. Pura pamplina ! Pure fadaise, disait Jo.L., qui connaissait l’énergumène depuis son enfance.  Seulement, avant de lancer son pavé, « Ros démasqué », il fallait dûment le retrouver.  Non pas directement, bien sûr, le bougre avait toute une armée de personnes à sa solde, chargés de le planquer. Mais, par ricochets, en retrouvant un à une ses proches, et en particulier il fallait commencer par son frère aîné, son nègre attitré, le souffre-douleur du numéro 1 mondial des auteurs occultes.





quarante-cinq

POUR REDONNER UN PEU DE PIQUANT À LA SAUCE, Jo.L., parsemait son récit de noms illustres et de lieux connus. C’était leur supposé croisement, qui devait, à son idée, faire tilt. Ainsi Madame de Staël, cette reine de la conversation animée faisant jaillir des étincelles, s’était retrouvée couchée, animal triste, incomplet, sous le pinceau d’Avida Dollar, dans une grotte de Cadaquès.

Et, anachronisme encore plus grotesque, mais avec une pointe de piment burlesque, Giacomo Casanova, le plus célèbre des vénitiens, pratiquant le grand jeu et le libertinage, faisait le pitre en habit de Pierrot, dans un film de Godard, intitulé « Mao Mao ».





quarante-six

IL MANQUAIT DE TOUT DANS CE FAUX-ROMAN, les lieux, les personnages, leurs déplacements, l’intrigue. Mais non, mais non, me disait celle qui avait « un rare avis » sur beaucoup de questions. Elle s’appelait Victoire, ça ne s’invente pas. Mais non, ce que tu appelles « manque » est ce vide où sont attirés, comme la limaille de fer sur l’aimant, tes lecteurs et lectrices. À eux et elles, d’ajouter, de s’y ajouter, de s’y lire.

Cependant en voulant me venir ainsi en aide, je ne sais si Victoire se rendait compte, qu’elle m’enfonçait un peu plus dans ma défaite. (Pardon ça m’a échappé.)

Car, un texte, pris pour une « auberge espagnole », ce n’était pas du tout dans mes intentions. Il y avait des films, soi-disant comiques, pour ça. En revanche, je pouvais me refaire une petite santé, dans la langue : « hablando de la simbologia, del laberinto y sus salidas ».(Vila-Matas)

« Parlant de la science des symboles, du labyrinthe et des moyens d’envisager leurs sorties ».

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