L’OUBLI LE BEL OUBLI

À mesure que je vois
J’oublie j’oublie
J’oublie tout ce que je vois

Jean Tardieu


En retrait et en tension au seuil de cette écriture aussi fragile soit-elle

Retrait au sens premier puisque désormais après 40 ans de labeur tu touches ta pension

Retrait mais non « retraite » mot traitre qui semble indiquer que le combat est bel et bien terminé

En retrait et en tension mais avec « deux de tension » selon la moquerie

À d’autres les ô et les ah ! lyriques de l’excitation factice

Non, ici, tension détendue attentive à tout ce que l’on ne saurait dire qu’après un long détour où l’on active,
l’âge venu, 
une faculté décriée :

l’oubli le bel oubli.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :