VA PLUME QUI CONSOLE ET QUI VENGE

Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. C’est rude, c’est écrit par un écrivain qui fut diplomate aux Nations Unies après la guerre pour les réfugiés, donc pour alléger leurs souffrances dont, je suppose, il ne se fichait pas. Albert Cohen dans ce livre publié en 1972 ajoutait : ce n’est pas une raison pour ne pas se consoler, ce soir, avec des mots. Écrire seul dans mon royaume et loin des salauds. Il en connut de tout poil pendant cette guerre seconde et tout aussi infâme que la première. Aujourd’hui on n’ose plus nommé salaud et même salopard de merde ce chéfaillon du Kremlin. Finira-t-il dans son bunker, une balle dans le ventre, pendu haut et court ou dans son lit comme un vrai con ? L’Histoire le dira, (et le plus tôt serait le mieux) mais en attendant mon humble plume qui ne fut jamais d’or me dit de continuer. J’ai quelques jeunesses encore à donner à un verbe qui console et venge, et même si je ne sais plus trop où j’en suis, ma petite fille qui va avoir un an d’âge, s’amuse à mes grimaces et me dit vers où orienter mon imagination : toutes nos Alices, quelle que soit l’époque, ont encore besoin de merveilles et d’enchantements.

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